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 zohar ► so I don't fear shit but tomorrow

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Zohar Woodward


Messages : 9
Date d'inscription : 19/12/2016

MessageSujet: zohar ► so I don't fear shit but tomorrow   Lun 19 Déc - 22:28


Zohar Woodward

London calling to the faraway towns
NOM(S) : Woodward, nom du beau-père bien anglais coincé avec ce gosse qui n’était pas le sien. Consonnance plus compatriote que l’ancien qui écorchait les oreilles des honnêtes gens, Elkaïm. PRÉNOM(S) : Zohar. Famille juive qui ne cherchait pas plus loin que dans les registres familiaux et qui te laisse un goût amer sur les lèvres. ÂGE : 35 ans, ça sonne vieux, écorché, plus proche du demi-siècle et des familles parentales et de la maison de banlieue, l’angoisse suprême. DATE ET LIEU DE NAISSANCE : 21 février, à Gateshead. NATIONALITÉ : Anglais. STATUT CIVIL : Célibataire paniqué par autrui. MÉTIER : Doctorant en philosophie-théologie. Fleuriste ennuyé lors des week-ends. TRAITS DE CARACTÈRE : anxieux, attentionné, cultivé, curieux, cynique, désordonné, doux, fier, généreux, impulsif, maladroit, nerveux, perfectionniste, pessimiste, poli. GROUPE : the tube



My style, my life, my name

► Ses volets restent ouverts nuit après nuit. Névrose compulsive, dès qu’il se retrouve ailleurs que chez lui pour dormir, il doit ouvrir en partie les volets pour réussir à dormir. Sans compter le fait qu’il déteste dormir ailleurs et que les conférences et les rendez-vous nécessitant une nuit dans un hôtel sont des supplices. Cette peur stupide l’agace et ne fait que grandir à mesure de sa colère, sans qu’il ne parvienne à l’expliquer. ► Beau-père déboussolé à la mort de sa mère, il l’a gardé à ses côtés malgré tout, enfermant l’héritage Elkaïm sur un compte bancaire bloqué jusqu’à ses vingt-et-un ans.
► Premier achat le jour de ses vingt-et-un ans ? Un ordinateur de compétition et un matelas spécial douleurs lombaires pour son beau-père, mais surtout sa liberté, déchirant son contrat sous les yeux de son patron. L’inscription à l’université ne s’est fait qu’un an après. ► La seule raison pour laquelle il a prit un appartement en troisième année est d’avoir un chat. Et pour héberger sa demi-sœur dans ses dérives. ► Zohar, aux origines juives trop marquées, il grimace dès lors qu’il doit le prononcer et se présenter. Ce n’est pas vraiment une façon de rejeter ses origines, ou peut-être bien, il refuse d’y penser pour ne pas cracher sur la mémoire de sa mère, mais lorsqu’il ne s’agit pas d’un moment important il ment toujours sur son prénom. La plupart de ses collègues le connaissent sous le prénom William, parce qu’on ne fait pas plus simple que ça. ► Nid à complexe sur le point d’exploser, Zohar a toujours très mal vécu sa taille et ses origines. Petit, toujours en dessous de la courbe, avec toujours ces foutus centimètres qui lui auraient permis de ne pas fuir les miroirs. Dès l’enfance, il s’est mit à mentir sur tout, surtout sur son prénom et son nom, sur sa famille, non j’ai pas de parents ils sont morts. Grande claque dans la face lorsque son père disparu n’est jamais réapparu et surtout lorsque la maladie de sa mère a mit fin à cet arbre généalogique qu’il dénigrait. ► Diplômé de domotique, dans l'espoir vain de ne pas avoir à parler aux autres, mais il a vite abandonné les demandes de ses clients. Jamais satisfaits, toujours chiants, il a privilégié les vieilles riches et les jeunes amoureux dans une boutique de fleurs. Officiellement employé par son beau-père, il a acheté le magasin et embauche quelques personnes le reste de la semaine. Pour plus d'efficacité, il a prit des cours de botanique. ► C'est un amour quand on le connait. Maladroit, certes, un peu trop impulsif, mais c'est un type prêt à retourner le monde à la moindre demande. ► Capharnaüm en guise d'appartement, des dizaines de classeurs de cours constituent une bonne partie de ses meubles. Intransigeant sur la propreté, il se fiche du bazar tant qu'il peut se repérer et ressortir ses cours dès qu'il en a le besoin. ► Grand amour du pain à l'ail et du thé aux céréales. ► SPA des âmes esseulées, son beau-père a adopté une gamine paumée quelques années après la mort de sa mère. Réticent à partager l'amour paternel, Zohar s'est finalement attaché à la gosse devenue aussi adulte. Ils ont fait des merdes et suivaient volontiers les aléas de leurs vies étudiantes. C'est sa caution sociale, la seule qui parvient à le faire sortir de chez lui sans qu'il ne râle. ►Cuisinier sans imagination, il est doué lorsqu'il s'agit de suivre une recette. Foutez le devant un sachet de pâtes et un pot de crème sans indications, et il préférera commander une pizza. ►Les gens l'effraient et ce depuis l'enfance. Les moqueries et les envies de lire l'ont condamné à s'enfermer dans la solitude jusqu'à l'entrée à l'université. ► Il ne supporte pas de toucher et d'utiliser du lait. ► Conscient que son héritage ne tient qu'à un coup de malchance, le reste de la somme est cloitré sur un compte. ► Les fleurs en guise de cadeau amoureux le dépasse. C'est un cadeau qu'on se fait à soi, peut-être, mais il y a tant de choses plus belles à offrir que des fleurs. Des livres, un repas, un sourire. ► Succès inutiles mais c'est un lecteur très rapide, et il sait toucher son nez avec sa langue.  

PSEUDO : medusa PRÉNOM : justine ÂGE : 24 ans :rip : PERSONNAGE : inventé AVATAR : robin lord taylor CRÉDITS : rbp (avatar), solsken &pando (icons)  COMMENT ES-TU TOMBÉ(E) SUR LC ? : je le connaissais depuis un moment CE COMPTE EST-IL UN DOUBLE-COMPTE ?: non  



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Zohar Woodward


Messages : 9
Date d'inscription : 19/12/2016

MessageSujet: Re: zohar ► so I don't fear shit but tomorrow   Lun 19 Déc - 22:29

C’est l’histoire d’un type qui va s’acheter un paquet de clopes un soir et qui ne rentrera jamais chez lui. Puis c’est les théories sur la raison, comme s’il y avait besoin d’en avoir, une autre femme, un homme, une bagnole prise à quelques mètres. Papa Elkaïm ne s’occupera jamais de son môme et il ne rira plus devant ses balbutiement, et personne ne saura jamais pourquoi.

Yaël s’inquiète. Pleure, un peu. Mais le bébé pleure, et elle n’a pas le temps, gamine qui s’est trop vite enfuie et maintenant coincée entre un berceau et les murs de son appartement trop petit. Les mois s’emballent et les années passent. De fausses funérailles parce qu’on ne sait jamais, bye bye le paternel, le môme tient la main de sa mère sans comprendre ce qui se déroule devant lui. Sous ses yeux étoilés, quelques types défilent, certains pour de longs moins, certains pour quelques soirs, chaque fois il a le sourire. Pas de vide, pas de manque, Yaël suffit.

Quelques années écoulées, Zohar a dix ans quand il assiste au remariage de sa mère. Papa qu’il l’appelle, le type, nouvelle maison et nouvelle école, ce n’est pas vraiment mieux là-bas. Moqueries enfantines qui font mal, ton nom est bizarre le nain, Zohar ne dit jamais rien, ça ne servirait pas, il rentre avec un sourire sur les lèvres et monte toujours pour faire ses devoirs. Des bouquins commencent à encombrer sa chambre, des carnets griffonnés dispersés dans les coins de sa chambre. Deux ans plus tard, maman tousse, quelques mois et la main du beau-père entoure la sienne, les bras secoués de larmes devant un rectangle en bois lisse. Bye bye. Le gamin passe l’année suivante dans un mutisme complet, incapable de formuler un mot, incapable de regarder ailleurs que dans un livre ou dans le ciel, incapable de retourner à l’école, il met sa vie en parenthèses jusqu’au jour où un braillement lui rouvre les yeux. Gamin en colère, il dévale les escaliers et jauge son père du regard, jauge cette chose qu’il tient par la main, je te présente Lizbeth, c’était la fille de mon meilleur ami , gamine qui chiale avec ses fausses perles au coin des yeux, Zohar ne dit rien, remonte et claque la porte.

Un soir, Lizbeth lui raconte, enroulée dans sa couette, en le regardant lire. Maman partie, et le papa qui n’arrivait plus à gérer, bye bye l’ancienne vie et bonjour les Woodward. Refuge des enfants perdus, parfois Dorian joue le baby-sitter de quelques semaines avant que tout ne s’arrange, la maison s’anime et s’éclaire, et souvent, Zohar ne regrette pas ces déjeuners trop silencieux.

eh, j’te parle ! c’est vrai qu’il ne répond pas souvent l’adolescent. Lizbeth lui colle aux basques, courant à sa rencontre les premiers jours de lycée pour ne pas être toute seule, mais maintenant il l’accueille d’un sourire. Puis elle s’évapore aussi, nouant de nouveaux liens, profitant de son aisance mystique, et il quitte le lycée, rassuré. Job pourri et patron ingrat, le nouvel adulte serre les dents sans ne jamais rien dire. Tout ceci n’est qu’un cauchemar, il ne s’éveille que lorsqu’il rentre et enfin le saint-Graal à vingt-et-un ans. Bye bye la nausée du matin avant de prendre le métro. Vacances en Islande avec Lizbeth et Dorian, puis voyage en Europe, à la découverte des étoiles, de la bière allemande, des nuits parisiennes, il succombe à tous les clichés. Ce n’est qu’à quelques jours de la rentrée qu’il fiche de nouveaux les pieds en Angleterre, pour passer les quatre années suivantes à apprendre la façon de moderniser n’importe quel bâtiment, suivant davantage les cours de ses ‘amis’ en robotique que les siens. Rien ne le fascine plus que la création, que de voir évoluer sous ses yeux quelque chose qui ressemble à la vie, une intelligence façonnée et programmée qui ne demande qu’à évoluer. La vie familiale le rattrape lorsque Dorian l’appelle, il faut aller chercher Lizbeth en cellule, une nouvelle connerie, une nouvelle parmi trois mille. Le lendemain, Zohar part à la recherche d’un appartement, deux chambres, une pour lui et une pour Lizbeth, pour garder un œil sur elle.

Mais ils prennent le chemin des vagues et des étoiles, fascinés par la vie et les lumières floutées de l’alcoolémie à haut degré. Les mois s’écoulent dans des états seconds, scolarité abandonnée avant de revenir dans les rangs au sein d’une petite armée. Ils font des éclats, ils ne sont pas discrets, des militants acharnés comblés d’étudiants studieux. Ils brassent du vent, mélangent leurs mots pour se faire entendre alors que ça n’a pas d’incidence, leurs cris ne servent à rien mais ils se sentent utiles, eux. Ils finissent la même année, commencent à travailler. Ni l’un ni l’autre n’en est heureux, alors Zohar empreinte avec son compte bancaire comme caution, offre à Dorian une boutique de fleurs dans la banlieue, les gamins se relaient pour la gérer.

Lizbeth passe de plus en plus de nuits dehors, ailleurs, jusqu’à enfin prendre son propre appartement, c’est un au-revoir triste, mais sa chambre est toujours là et quand la noyade est proche elle y a toujours sa place. Lui bosse quelques années, le cercle s’étiole et les anciens gamins ne manifestent plus. Mariage, argent, gamins, il voit le monde évoluer autour de lui et il ne parvient pas à prendre le train en cours de route, il n’en a pas envie. A l’annonce du troisième mariage de son entourage, il s’inscrit de nouveau à l’université avec un sourire.
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