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 i'm so sorry ► elias

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Zohar Woodward


Messages : 9
Date d'inscription : 19/12/2016

MessageSujet: i'm so sorry ► elias   Lun 19 Déc - 22:26

I'M SO SORRY —




— ELIAS & ZOHAR
Fin de journée, et Zohar attend sans patience enfermé dans sa salle de cours que les couloirs se vident. Il pianote sur la table du prof, sans autre bruit que sa respiration pour écouter le bruit de pas et les cris des gamins. Vite, que la liberté arrive, s’il y a bien une chose qu’il regrette depuis qu’il a entamé le doctorat, c’est les cours qu’il doit dispenser de temps à autres avec des élèves qui en ont, pour la plupart, rien à faire des religions. Pourquoi s’est-il embarqué là-dedans alors qu’il serait prêt à payer pour travailler seul dans un bureau ? Enfin les bruits s’apaisent et il daigne ouvrir la porte, la bandoulière sur l’épaule, farfouillant dans ses poches à la recherche d’une cigarette qu’il allume dès qu’il met un pied dehors. Un sourire tendre flotte sur ses lèvres quand il referme le zippo décoré de planètes, observant l’attention délicate de sa sœur. En échange, il lui avait offert un briquet composé d’étoiles. Première bouffée exhalée et il s’appuie contre un mur, caché par un arbre, en regardant le spectacle de l’armée scolaire défiler sous ses yeux. Est-ce qu’il ressemblait à ça il y a quelques années ? Pitié, non. Sur sa droite, il perçoit un salut un peu gêné et il relève la tête vers un de ses élèves, un de ceux qui suivent, qui lui demande une cigarette. Vraiment, son autorité en prend un coup à chaque fois, mais il ne refuse pas, lui tend silencieusement tube et briquet avant de le saluer et de prendre la direction de la bibliothèque.

Comme toujours, les élèves s’enfuient pour retrouver leurs compères, leurs lits ou leurs consoles, désertant enfin la bibliothèque pour de nouvelles aventures. La faune locale enfin disparue, l’environnement semble calme, quelques irréductibles sont encore attablés à leurs bureaux dans l’espoir vain de retenir quelques nouvelles brides de cours insipides. Zohar soupire, discrètement agacé par ces présences, sans doute exagère-t-il, ils ne font rien, ne disent rien, ce ne sont que des fantômes qu’il ne devrait pas prendre en compte. Et lui ne fait que passer pour emprunter des livres, c’est déjà le soir, la fermeture est sans doute proche. De quelques coups d’œil il cherche l’horloge mais peine perdue, et il regrette de ne pas avoir emmené son téléphone avec lui. Ce serait une habitude à prendre, il aura sans doute un ou deux sms de sa sœur qui l’engueule de ne pas regarder son écran. Nouveau soupir – à croire que tout l’agace en ce moment – et il se dirige vers son rayon privilégié du moment.

Catastrophe apocalyptique, le premier rayon s’effondre, le deuxième, le troisième, enchevêtrement de pages au sol, pages cornées. « Merde, merde, merde. » Il le murmure pour lui-même, pour ne pas alerter quiconque, mais le bruit de chute a du secouer toute la bibliothèque. Et surtout le responsable, à quelques mètres de lui. Pour quelqu’un qui ne souhaite pas si faire remarquer, c’est foutu. Ses joues brûlent sur l’instant avant qu’il n’adresse un signe de la main au responsable et s’accroupisse, commençant déjà à refermer chaque livre ouvert. Mais quel idiot incapable. Sous ses doigts défilent différents titres, au moins il ne s’agit que de livres sur les courants religieux extrémistes, il aurait pu se retrouver dans une situation bien pire. Comment grandir de quelques centimètres, ou comment réussir à parler à autrui sans bafouiller et avoir envie de se pendre. Ses pensées tourbillonnent comme toujours, le café de fin d’après-midi était une mauvaise idée. Au-delà des livres se pointe une paire de chaussure et il relève le visage vers l’autre. « Je… Je suis désolé. » Sa voix tombe d’un seul coup, il ne peut pas se justifier pour être maladroit et doit attendre la sentence. Chose détestable, la patience n’est pas toujours son fort alors il recommence à empiler les livres devant lui, sans ordre précis. « Je vais les ranger. » Mais ils étaient rangés comment, à la base ? Par ordre de couleurs, par taille, par auteur, par titre ? Il vit dans cette bibliothèque la moitié de la journée et il n’est pas foutu d’avoir retenu ça, il a juste oublié comment ça fonctionnait une bibliothèque et il s’arrête aussitôt, encore accroupi. Est-ce possible de mourir de honte ?

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Elias Peppiatt


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MessageSujet: Re: i'm so sorry ► elias   Lun 19 Déc - 22:28

i'm so sorry.
ZOHAR WOODWARD & ELIAS PEPPIATT
Ses doigts tournent les pages d'un livre qu'il a déjà lu au moins cinq fois. Il connaît certains passages par cœur, mais ne s'ennuis pas. Quand la fin de journée approche, le BU se vide, petit à petit, elle se calme aussi, car il ne faut pas croire, mais il y a plus de bruit que l'on ne le pense. Certains étudiants résistent à la fatigue, a envie de rentrer chez eux se détendre et restent réviser plus longtemps, ils finissent leurs travaux, leur recherche. Certains restent car tu offres le café le soir, tu as tout derrière ton bureau pour en faire et il est appréciable de tenir la fin de journée avec ce délicieux nectar noir préparé avec amour.

Alors il sirote sa tasse, sourit aux jeunes qui passent devant lui pour rentrer, salut ses deux collègues qui ont abandonné l'idée de fermer le BU tant il semble aimait rester tard ici. Il n'a pas vraiment mieux à faire chez lui, pas en ce moment. Elias soupire entre deux sourires et se lève, décidé à reposer ce bouquin à sa place et peut-être en prendre un nouveau, un qu'il n'a pas déjà lu. Un bruit fracassant le fait sursauter, inhabituel dans ce lieu où tant de vacarme. Quelques goûttes de café s'échappe de la tasse et tombe sur des papiers sans importance. Il se dirige vers la source du bruit, certains curieux se sont levés pour voir ce qui se passer. La curiosité est un vilain défaut. « Je m'en occupe, retournez à vos occupations. » Il parle de ton amical, mais il n'a pas encore vu le carnage. Un véritable champ de livre s'étend à ses pieds dans la section théologie entre le rayon christianisme et la section bouddhiste. Le fauteur de troubles s'excuse. « Je… Je suis désolé. » Elias ne sait pas s'il doit être désappointé par le bazar que le brun vient de mettre ou s'il doit simplement se dire qu'il finira encore plus tard que d’habitude. « Ce n'est pas si grave, ça aurait pu être le rayon des dictionnaires. » Il lui sourit tout en s'accroupissant face à lui, s'attelant aussi à la tâche. « Je vais les ranger. ». Le brun baisse les yeux, un manque de confiance certains émane de sa personne. Il l'a déjà vue, mais ne saurait dire si c'est un étudiant ou un professeur.

Elias referme plusieurs livres et commence déjà à les trier par auteur. Il se demande comment il a bien pu faire pour que tous tombent. « Je vais vous aider, ils ne sont triés par nom d'auteur, il n'y qu'à regarder les étiquettes avec les lettres sur les étagères. » Il n'a pas besoin de préciser quel rayon correspond à quelle religion, il n'y a qu'à lire les couvertures pour le savoir et il ne faut pas BAC + 5 pour faire ça. Il est une peu triste au fond, de voir tous ces livres au sol, maltraités, involontairement certes, mais tout de même. « Que vous a donc fait Bouddha pour que toute ce que l'on sait de li et de sa religion finisse par terre ? » C'est avec humour et l'envie qu'il se détende qu'il lâche ces quelques mots. Elias est et loin du stéréotype de la vieille bibliothécaire sévère, certains étudiants(tes) glapissent même dans leur coin en le regardant discrètement. « Je me présente, Elias Peppiatt, la prochaine fois venez me voir si vous avez besoin de quelque chose, plutôt que de détruire ma bibliothèque. » Un petit rire s'échappe de sa bouche, il se relève et commence à remettre quelques livres en place. Il y en a au moins une centaine étalé au sol, si ce n'est plus. De plus il faut faire attention à ce que tout soit trié correctement. Maniaque qu'il est, il vérifie même à ce que le jeune homme les ranges aussi correctement. « Vous étudiez les religions ici ? J'ai la mémoire des visages mais pas des noms, en tout cas je suis sur de vous avoir déjà vue ici. » S'il avait la mémoire des noms ou s'il avait été un peu moins discret, peut-être qu'Élias ne ferait pas la gaffe de le prendre pour un plus jeune étudiant, alors que c'est bien un professeur qui est en face de lui.

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Zohar Woodward


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MessageSujet: Re: i'm so sorry ► elias   Lun 19 Déc - 22:28

I'M SO SORRY —




— ELIAS & ZOHAR
C’est un désastre. Un peu plus loin, le rire étouffé d’un ou d’une élève le brusque, lui colle un rouge pâle sur les joues et l’envie de disparaitre au milieu des pages. Puis l’arrivée du bibliothécaire plus mince et plus jeune qu’il ne s’y attendait. Plus masculin, aussi, ça change des personnes qu’il a l’habitude de croiser dans tout le campus. Au moins, le cliché des bibliothécaires uniquement féminines est mort dans l’œuf. Zohar s’excuse, plusieurs fois, incapable de s’en empêcher. « Ce n'est pas si grave, ça aurait pu être le rayon des dictionnaires. » C’est une façon de voir les choses. Il aurait aussi pu renverser plus de livres et ficher le feu à la bibliothèque, ça aurait été plus grave, bien entendu. La honte le rend nerveux et il s’efforce de respirer calmement. Enfin, non, profondément plutôt, il ferme brièvement les yeux. Tout va bien, il n’est pas au milieu d’une horde agressive, la seule personne présente est un bibliothécaire qui semble sympathique. Qui n’a pas envie de le secouer, du moins. Il hoche la tête à sa précision, oui c’est d’une évidence à couper le souffle, il n’est pas si idiot. Mais il ne s’avouera pas que sans ça, il serait toujours en train de regarder sa pile de bouquins plutôt que d’enfin les séparer par religion. « Que vous a donc fait Bouddha pour que toute ce que l'on sait de li et de sa religion finisse par terre ? » Un sourire se dessine, léger, et il détourne de nouveau le regard des livres abandonnés pour regarder le bibliothécaire. Au moins, il ne l’a pas assommé à coup de livres, ni n’a tenté de l’étriper avec un coupe-papier. C’est plutôt un bon point, n’est-ce pas ? « Je pourrais vous conseiller deux ou trois titres qui montrent un tout autre visage du bouddhisme. » C’est assez déprimant de faire des recherches. Que les trois dominantes ont leurs défauts, c’est une idée commune que tout le monde a accepté au fil des siècles, mais le bouddhisme est considéré comme étrangère à ces guerres inutiles et dangereuses. Puis il suffit d’ouvrir des bouquins parfois obscurs pour se poser à nouveau des tas de questions.

Le bibliothécaire se relève et se présente, entraînant une mine contrite sur le visage de Zohar. « William Woodward. Automatisme qui ne le fait même plus réagir, c’est un mensonge inconscient qu’il ne prend pas en compte. A l’université il s’appelle William, sauf sur ses papiers. L’étudiant enchaîne aussitôt sur un sourire, hoche la tête. Je note, ce sera toujours mieux que de jeter des livres au sol. » Une nouvelle excuse se profile mais il la retient, se relevant à son tour avec une pile de bouquins dans les mains. Il attaque l’autre rangée, déposant quelques livres les uns après les autres. Heureusement pour tout le monde, son manque flagrant de centimètres a évité une plus grande catastrophe.  Cet aspect positif ne l’empêche pas de se sentir mal à l’aise – il est vraiment plus grand, au moins ses étudiants n’ont pas tous fini leur croissance. Un coup d’œil vers Elias et il hoche la tête à sa question. « Je fais mon doctorat en théologie, oui ! Et je passe souvent à la bibliothèque le soir. » Les paumés ne sont pas nombreux le soir, en dehors des examens, ça expliquerait cette impression de déjà-vu. Et ils ne doivent qu’être une dizaine à traîner dans les rayons religieux, pour la plupart ils auront vite fait le tour de la question sur internet. Et il ne sera qu’un à avoir fichu le boxon dans ces étalages précis, autant porter une étiquette avec noté maladroit dessus.

Pile terminée, il se baisse de nouveau pour en prendre quelques un dans les bras, grimaçant devant l’ampleur du massacre. Au loin, il entend de nouveau rire, et un bonne chance jeté par une jeune femme qui sort du bâtiment. Sa langue est plus rapide que son cerveau, comme souvent lorsqu’il est gêné. « Je leur jetterai bien un livre dessus. » Oups. Est-il légal de dire ça devant un bibliothécaire ? Ou peut-il utiliser la force en tant que légitime défense pour ses bouquins ? Zohar secoue rapidement la main en signe de négation « Mais je ne le ferais pas ! On ne jette pas les livres, voyons. Enfin, pas sur les gens. Et sauf quand ils tombent accidentellement. » Stressé, il parle beaucoup trop et pendant quelques secondes il se la ferme, avant de reprendre d’un ton plus calme. « Désolé, je suis bruyant. Et désolé pour le carnage. Ça va nous prendre des heures. »  Nouvelle pile rapidement amassée et il se redresse, reprenant le rangement.

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Elias Peppiatt


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MessageSujet: Re: i'm so sorry ► elias   Lun 19 Déc - 22:31

i'm so sorry.
ZOHAR WOODWARD & ELIAS PEPPIATT
Il a l'air plutôt que mal à l'aise d'avoir fait ce vacarme, mais il est sympathique. Il aurait tot aussi bien pu fuir en courant et laisser Élias ranger seul. C'est le genre de chose qu'il remarque chez les gens. Il faut dire qu'à fore d'étudier le comportement et les façons de réagir, il sait plus ou moins à qui il a fait dès le premier regard. Il semble vouloir se rattraper à sa façon, ce qui fait davantage sourire notre bibliothécaire. « Je pourrais vous conseiller deux ou trois titres qui montrent un tout autre visage du bouddhisme. » Elias hausse les épaules, dans ce genre de moment, il devrait tenir sa langue. Mais autant être franc dès la première rencontre non ? « C'est très sympathique de votre part mais... Il marque une pause, regarde autour de lui et reprend. Mais j'ai quelques difficultés à m'intéresser à ce que l'on ne peut prouver. Pour moi la religion relève de la science-fiction. » Beaucoup d'honnêteté, peu de délicatesse. Une façon de faire qu'il n'arrivera surement jamais à corriger. Elias se pince les lèvres et finit par serrer la main du fameux William Woodward, celui qui restera pour l'éternité celui qui à renverser deux rayons de livres à lui tout. Avec humour bien entendu.

L'intuition d'Élias est la bonne, il ne pensait pas au doctorat, il le pensait un peu plus jeune. Réflexion stupide vue qu'il a lui-même finit son doctorat un peu en avance. Pour finir bibliothécaire. Au moins il a les connaissances des livres supplémentaires qu'il a pu lire ici, mais il n'en a pas toucher un de la section théologie. « Quand tout sera fini et ranger je vous offrirais une tasse de café.» Il n'imagine même pas la possibilité qu'il n'aime pas ça tant lui-même trouve cette boisson fabuleuse. Les Anglais sont réputés pour aimer le thé, avec un peu de lait dedans, Elias n'a jamais aimé le thé, cette eau chaude que les gens dégustent avec cet air hautain. Ses pensées complètement hors sujet sont interrompus par la demoiselle qui leur souhaite bonne chance. C'est vrai qu'ils en auront besoin. « Je leur jetterai bien un livre dessus. » Il lève les yeux vers lui, fronce légèrement les sourcils. Jeter des livres ? Même s'il n'apprécie pas vraiment ceux qui sont au sol, jeter des livres pour Elias, c'est comme jeter des bébés pour des parents. Quelle étrange comparaison me direz-vous. Mais c'est un fait, demandez-lui de choisir entre prendre un livre dans ses bras ou un bébé, il choisira le livre. « Mais je ne le ferais pas ! On ne jette pas les livres, voyons. Enfin, pas sur les gens. Et sauf quand ils tombent accidentellement. » Il faut croire qu'il n'arrive pas à se détendre. Au moins il ne veut plus lancer de livre. « Désolé, je suis bruyant. Et désolé pour le carnage. Ça va nous prendre des heures. » Il exagère un chouilla. « Arrêtez donc de vous excusez. Ce qui est fait est fait. Tant que vous ne les jeter, les livres, tout est pardonné. »


La bibliothèque se vide presque complètement alors que les deux hommes rangent encore les livres. Pas de café pour eux ce soir, Elias est bien trop occupé. Il tombe d'ailleurs avec surprise sur un ouvrage qui n'a pas du tout ça place dans aucun de ces deux rayons. « Tiens donc, quelqu'un a trouvé malin de ranger cette étude sur l'émancipation des femmes musulmanes dans l'un de ces deux rayons... J'en ai pour une minute. » Il se relève et s'éloigne histoire de le remettre à sa place initiale. Ce n'est pas si compliquer de ranger un livre à sa place, si ? Elias est exaspéré par ce genre de détails, lui qui aime tant tout trier et ranger, qui aime l'ordre. ça l'aide à réfléchir, à se concentrer quand tout est niquel autour de lui. Il retourne auprès de William et du chantier qu'il a mis. « Vous vouliez emprunter quoi ? Si on met la main dessus il faudra le mettre de côté. » Malgré le fait qu'il m'aime pas tout ce qui se rapproche de la religion, il se demande ce qui peut bien intéresser ce jeune là-dedans. Il faut en vouloir pour se lancer dans un doctorat avec pour thème la théologie.

Le tapis de livre disparaît peu à peu. Elias pensait qu'il n'y en avait qu'une centaine, mais il était loin du compte. Alors il continue, met les bouddhistes d'un côté, les chrétiens de l'autre, puis repère les noms d'auteur et les classe avant de les remettre sur les étagères. « J'ai fini mon doctorat il y a un peu plus de deux ans, trois même je crois... Il fronce les sourcils, essaye de se rappeler quand exactement il la finit. Trois ans en fait, décidément, ma mémoire me fait défaut aujourd'hui. » Il lâche les livres une minute. Ils n'ont pas du tout fait les mêmes études, mais quittes à ranger ce foutoir ensemble, autant trouver des sujets de discussions pour animer ce premier moment partagé ensemble. De plus personne ne l'attend à la maison, il a tout son temps. « en psychologie comportementale. J'étudiais les expressions du corps et du visage des gens. C'est plutôt intéressant et ça en dit beaucoup sur les gens, plus qu'ils ne veulent le dire avec des mots.»

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Zohar Woodward


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MessageSujet: Re: i'm so sorry ► elias   Lun 19 Déc - 22:31

I'M SO SORRY —




— ELIAS & ZOHAR
Quelques secondes de visage renfrogné à l’énonciation de science-fiction. « Vous pourriez vous faire des ennemis avec un discours pareil. » Mais c’est un rire qui suit, et il hoche la tête. « Je prends ça comme de la fiction, cette idéologie s’est arrêtée au niveau de ma mère. Je cherche plutôt à prouver leurs liens avec la philosophie, l’importance qu’elles ont eue pour les peuples. » Certains de ses étudiants ont d’ailleurs fuit ses cours en se plaignant à grands cris qu’il blasphémait à tour de bras durant ses heures. Tout ça parce qu’il osait dire à haute voix que, malgré l’impact positif sur la vie qu’elles avaient eu, les religions devenaient dangereuses et négatives. Ah, de bons souvenirs dont il se rappelle avec une grimace, ces idiots avaient bien failli le pousser à tout abandonner, les fervents croyants sont d’une bêtise incroyable parfois. Puis le bruit avait couru au sein de ses vilains petits canards et ceux assez stupides pour s’énerver avaient quitté les lieux, arguant la liberté d’expression, et les cours étaient devenus bien plus agréables. Dieu que c’était fatiguant d’expliquer à chaque début d’heure que son avis ne méritait pas la peine de mort. « Quand tout sera fini et ranger je vous offrirais une tasse de café.» Le fait de renverser la moitié d’un étalage est récompensé par du café gratuit ? Ce type est étrange. Malgré le bordel de son appartement, il jettera dehors quiconque oserait renverser la moindre feuille de papier. Un peu désarçonné, le rire de la jeune femme l’agace et il gueule sans réfléchir, menaçant de jeter les bouquins. Ça n’a pas l’air de lui plaire – on ne jette pas les livres, vraiment Zohar, quelle idée débile. Alors il s’excuse, parce qu’il est habitué à le faire au moindre faux pas de façon à se faire oublier.  

Le grand s’éloigne avant que Zohar n’ait pu réagir et il regarde autour de lui, soudainement un peu perdu et abandonné. Il a envie de répondre qu’ils ont rangé le livre ici parce que c’est de la religion, et qu’au final l’endroit n’est pas très important tant qu’il s’agit du même sujet, mais il se retient, il est probable que l’autre ne soit pas d’accord avec lui quant à l’organisation. Elias revient et Zohar se rassure – rester seul dans un endroit aussi grand est agréable, mais pas suite à une catastrophe. « Vous vouliez emprunter quoi ? Si on met la main dessus il faudra le mettre de côté. » Bonne question qu’il laisse traîner dans le silence avant d’hausser les épaules. « Je…J’ai oublié. Je suis sûrement venu en quête d’inspiration sur le bouddhisme moderne. Ce n’est pas grave, j’ai déjà une pile de bouquins à lire là-dessus. » Donc il est venu, sans raison claire, pour tout renverser. C’est bien, continue de t’enfoncer Zohar, il ne s’en rendra pas compte.

Les livres et les noms défilent, il essaie de retenir ceux pouvant être intéressant pour une prochaine visite. Ou pour commander sur internet, vu le peu de probabilité qu’il refoute les pieds ici le soir. Elias continue de se présenter, et il l’écoute avec attention. Psychologie comportementale ? « Pourquoi ? » C’est sorti plus vite que prévu, et il se rapetisse un peu, essayant de se faire plus discret. La mise en mots de ses idées est souvent hasardeuse et il se reprend aussitôt, parlant de nouveau plus vite. « Je veux dire, ça doit être un peu déprimant, non ? Savoir si telle personne vous ment, percevoir la vérité derrière. Autant rester dans l’ombre. » Tiens, est-ce qu’il sait qu’il ment sur son prénom ? Sûrement pas. Habitude ancrée depuis quasiment trente ans, Zohar le prendrait assez mal qu’on perçoive de suite ses mensonges. Ça serait même vexant, et un peu ridicule.

« Et pourquoi travailler ici ? C’est dommage de s’enfermer au milieu des livres après huit ans sur les bancs de l’université. » Peut-être qu’il n’a pas le choix. A vrai dire, Zohar ne sait pas vraiment ce qu’il fichera une fois la thèse soutenue et validée. Peut-être qu’il partira en voyage quelques temps, ou qu’il essayera de gagner sa vie à vendre des fleurs. Ça ne gagne pas des masses, les fleurs des bourgeois, mais c’est toujours ça de prit, un appartement en banlieue à quelques arrêts du magasin et c’est une douce vie qui s’annonce sans problèmes. Oui, bon, c’est une idée un peu déprimante elle aussi, mais que vaudra son doctorat ici ? « Certains écriraient des bouquins de comportements. Ça se vend bien, il paraît. » Pour la plupart il s’agit sans doute d’écrits bons pour les gens qui s’ennuient, et l’idée n’est pas forcément emballante. C’est un bon moyen de gagner sa vie, mais bosser ici vaut peut-être plus le coup. Nouveau ramassage de livres, ils commencent à voir plus clair – le sol n’est pas très beau tiens. A part eux, c’est le silence, à croire que tous les étudiants sont déjà rentrés. Une couverture retient son attention, et il s’arrête quelques secondes pour lire le résumé avant de se tourner vers sa nouvelle connaissance, lui indiquant le livre de Vic Mansfield « Puis-je prendre celui-là ? » La liaison du bouddhisme et de la physique moderne ? Adjugé vendu !  

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Elias Peppiatt


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MessageSujet: Re: i'm so sorry ► elias   Lun 19 Déc - 22:33

i'm so sorry.
ZOHAR WOODWARD & ELIAS PEPPIATT
Il n'a pas tort, il pourrait se faire pas mal d'ennemis, mais nous diront qu'il n'est pas énormément entouré et que dans ce maigre entourage peu sont croyants. De ce fait adieu les débats sans fin et c'est un détail de sa vie qui lui plaît énormément. Parler pour rien dire et débattre de quelque chose qui ne l'intéresse pas, voilà des moments difficiles pour Elias. Sinon c'est quelqu'un d'ouvert, qui fait d'énormes efforts pour que l'on ne le prenne pas pour un maniaque et qui essaie de ne pas trop observer les gens avec qui il discute pour ne pas être pris pour un fou. De toute façon, il semble impossible de plonger son regard dans celui de William. Fait-il attention aux livres qu'il range ? Elias n'est pas stupide, il sait que la gêne ne veuille pas le quitter, ou que lui-même ne veuille pas s'en débarrasser, n'y arrive pas en tout cas. « Je… J’ai oublié. Je suis sûrement venu en quête d’inspiration sur le bouddhisme moderne. Ce n’est pas grave, j’ai déjà une pile de bouquins à lire là-dessus. » Il acquiesce d'un signe de tête. Il doit être armé, effectivement, s'il fait un doctorat sur théologie. Elias frotte ses yeux, malgré le café il se sent un peu fatigué.

Quand ils abordent les études d'Elias, la curiosité n'est pas surprenante. C'est un sujet délicat et plein de mystères, c'est surement ce qui lui plaît là-dedans. Par ce que sa routine est des plus banales, il se plaît à voir comment les gens réagissent, la façon qu'ils ont de détourner le regard quand lui plonge le sien dans le leur.   « Beaucoup de curiosité je pense, l'humain en général m'intrigue. Après je suis loin d'être un professionnel encore, je remarque beaucoup de choses, mais d'autres m'échappent. Et puis j'évite de trop pousser cette capacité quand je rencontre des gens. » Le temps passe, dehors il fait déjà nuit, mais eux sont toujours là à classer des livres. Le plus grand ne quittera pas le lieu sans que tout soit nique. « Et pourquoi travailler ici ? C’est dommage de s’enfermer au milieu des livres après huit ans sur les bancs de l’université. » Aie, ça c'est direct. Il ne se plaindra jamais de son métier, mais c'est vrai qu'il aimerait travailler ailleurs. Malheureusement l'on n'a pas toujours le choix et il a toujours refusé de se faire pistonner par sa mère pour y arriver. « Certains écriraient des bouquins de comportements. Ça se vend bien, il paraît. » Il se cambre, fait craquer son dos et retente une énième fois de croiser le regard de William. Il se rattrape plutôt bien, vraiment. Allant jusqu'à le conseiller. Il trouve ça très charmant de sa part.  « J'aimerais beaucoup travailler dans le judiciaire, travailler avec des accusés, en savoir plus sur eux pour aiguiller la justice. Malheureusement ce n'est pas facile d'arriver à avoir un poste. » Il hausse les épaules. La patience ça le connaît, il n'est pas vraiment pressé et qu'il finira par y arriver. Elias se fixe des buts et finit toujours par les atteindre. Et même si autour de lui, de plus en plus de monde a fondé une famille et vit un quotidien familial, lui se complaît dans sa petite vie de bibliothécaire célibataire.

William lui montre le bouquin qu'il souhaiter emprunter. Il plisse les yeux et lit le titre avant de relever la tête vers lui. « Je n'y vois pas d’inconvénient. J'espère qu'il assouvira votre curiosité et nourrira vos recherches. » Il aurait du mal à se plonger dans une telle lecture mais il ne doute pas que William lui le dévore. Il se lève une énième fois pour aligner une dizaine de livres section christianisme, il aperçoit d'ailleurs que son compagnon de rangement s'est trompé, sans faire de remarque il remet les livres en place. Au passage il fait craquer son dos à nouveau, mauvaise habitude, mais être grand est parfois handicapant. « Si je peux le permettre. Il s'accroupit tout en s'adressant à William. J'ai remarqué que vous évitiez mon regard, c'est la seule chose que j'ai remarquée, vous n'avez plus à être gêné vraiment, parfois ce genre de chose arrive, ce n'est qu'un accident, il faut arrêter de culpabiliser, sérieusement. » C'est d'une voix toujours aussi douce et basse qu'il parle, comme il en a l'habitude. Elias ne parle jamais fort, par habitude d'être dans une bibliothèque, mais aussi car il déteste l'idée que des gens écoutent ce qu'il peut dire. Il n'a pas grand-chose à cacher, mais l'indiscrétion des autres le dérange. « Un peu de courage, on y est presque, regardez. » Il se motive plus qu'il ne pense à motiver William. On commence à voir le sol sous les livres, c'est un bon signe. Elias imagine déjà le café brûlant couler dans sa gorge, puis il s'imagine sous une douche brûlante avant de s'écraser dans son canapé et de regarder un film.

Au final il s'assoit, être accroupie commence à lui péter le dos et les genoux. Il attrape un livre entre les autres et un sourire décore son visage. « Celui-là je l'ai lue. C'est Da Vinci Code qu'il tient entre les mains. Mais il n'a pas vraiment sa place ici non plus. Je l'ai trouvé vraiment intéressant malgré le sujet de base. » C'est surement car il fait penser à une enquête, que l’énigme est plaisante pour Élias. « Bon c'est un classique donc je pense que beaucoup de monde l'a lue. C'est ça, je devrais peut-être écrire un livre et prier pour que beaucoup de monde la lise. Je vous enverrais le premier exemplaire dédicacé, pour m'avoir donné l'idée. » Après avoir écrit une thèse, écrire un livre ne devrait pas être si compliqué, non . Pourquoi ne pas y avoir pensé avant ? Il y a beaucoup à écrire sur la psychologie et le comportement, il faudra trouver l'idée qu'il le différenciera des autres. « Si ce jour arrive, j'espère que ce livre vous plaira. »



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Zohar Woodward


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MessageSujet: Re: i'm so sorry ► elias   Lun 19 Déc - 22:35

I'M SO SORRY —




— ELIAS & ZOHAR
Le bibliothécaire commence à lui expliquer pourquoi il a choisi une telle voie. La curiosité ? Il aurait pu être astronaute. Par l’humain ? Certains dissèquent des corps –morts, pour la plupart- mais lui a décidé d’explorer leurs esprits. Ça se tient. Du coin de l’œil, il le sent regarder de son côté et ses épaules crispent un peu, comme un gamin qui essaye de se faire encore plus petit qu’il ne l’est. Mais lui se concentre sur les livres, ne pas croiser de regards, règle n°1 de tranquillité. Le sujet se transforme et il se laisse sourire. « Le judiciaire ? Ça doit être intéressant. Du côté de la défense ? » Suivre des gamins accusés d’homicides, ou des adultes accusés d’horreur, pourquoi ces gens choisiraient ces emplois-là ? Probablement épuisants moralement, peu gratifiants. « J'en vois l'utilité, l'intérêt, mais l'épuisement doit être intense. » Non, rien ne le tente dans l’idée, mais si c’est l’esprit humain qui intéresse Élias, il ne peut que comprendre le principe.

« Si je peux le permettre… » Eviter un regard, lui ? Jamais, voyons, ce ne serait pas son genre. Sauf quand il fait une connerie. Sauf quand il est mal à l’aise. Sauf quand la personne présente semble admettre pouvoir lire dans les gens comme dans un livre. Malheureusement, les trois cas sont réunis chez Elias, et c’est plus fort que lui ; il ne peut que détourner les yeux. Alors la phrase lui tire un sourire à peine amusé et il daigne enfin poser ses yeux sur lui, vraiment cette fois, pour détailler quelques secondes le visage qu’il n’avait qu’aperçu. « Désolé, c’est une vieille habitude. » Quand on regarde une seconde de trop le type qui nous embête au fond de la cour, celui-ci débarquera toujours, c’est invariable, il ne loupera jamais cette occasion de rire. Zohar s’est habitué à laisser ses yeux frôler le sol, préférant la sécurité des dalles salies que le risque encouru. Le doctorant se force un peu pour maintenir son regard posé sur le sien avant de le détourner au bout de quelques secondes, le sourire un peu élargi. « Je retiendrais cette information. »


Le Da Vinvi Code. Ce livre porté aux éloges et aux enfers, soit aimé soit critiqué. « Pour tout dire, je ne l’ai pas encore lu. Justement à cause de tout ce foin autour du livre. » Et voilà comment passer pour un foutu hipster qui ne lit pas ce qui est mainstream, non ? Zohar s’enhardit et attrape le livre d’entre les mains d’Elias, le regarde sous toutes les coutures, jette un coup d’œil au résumé. Réflexion de quelques secondes et il le pose par-dessus celui de Vic Mansfield d’un air décidé. « Je vais l’emprunter aussi, et comme ça pas besoin  de réfléchir à sa place tout de suite ! » C’est toujours la même chose, il suffit qu’on lui dise que tel livre est plutôt pas mal pour qu’il l’achète ou l’emprunte, quitte à se retrouver en manque de sommeil pour les finir avant la date limite. C’est ce qui se passe actuellement, la bibliothèque de son quartier l’a déjà appelé trois fois pour des bouquins en retard mais il lui en reste encore deux sur dix. Quelques autres nuits sans fermer les yeux et il pourra les retourner avec un grand sourire. Un de plus ou un de moins, ça ne changera pas grand-chose à sa pile, et avec de la chance il s’agira d’une lecture plaisante. Au pire des cas, il pourra de nouveau renverser une étagère s’il ne lui plait pas.

Il se rattache à l’idée stupide qu’il a énoncé ; écrire un livre. Un livre dédicacé directement pour lui ? Sourcils arqués sous la surprise, Zohar se prend à rire, c’en est presque attendrissant d’entendre un homme adulte parler d’écrire un livre. De ses élèves, il en a l’habitude. « Rien que ça ? » Mais il semble se moquer, sûrement, il ne maîtrise pas vraiment le ton de sa voix dans les cas comme ça et reprend plus doucement. « J’en serais ravi. Si vous l’écrivez, je veux être tenu au courant ! » Ce serait une aventure excitante de suivre quelqu’un écrire un livre. Plus intéressant que de continuer à écrire ces feuilles qui traînent dans sa chambre.

Le nain s’assied au sol, pas très loin de Elias, dos à l’étagère – manquerait plus que tout lui retombe sur le crâne – et détourne le regard vers lui, accompagné d’un bâillement inattendu. « Vous parliez d’un café ? » Il indique les livres au sol – il n’en reste plus que quelques uns, et l’idée du liquide énergisant l’enchante plus que de raison. « Je peux finir de les ranger pendant que vous préparez le café, ça vous irait ? » Pour joindre le geste à la parole, il attrape quelques kilogrammes de bouquins, il aura sûrement des courbatures demain avec son habitude de ne PAS faire de sport. Heureusement, les plus hauts rayons (ceux compliqués à atteindre quand on n’est pas une girafe) étaient en sécurité et les trous ont été comblés par le bibliothécaire.  « Et si vous fumez, je vous offre une cigarette en même temps que le café. » Sait-on jamais. Mais ça l’étonnerait, au contraire, c’est écrit sur son visage qu’il n’est pas fumeur. Elias, c’est probablement le genre à prendre soin de sa santé, à manger correctement, ne pas fumer, ne pas sortir jusqu’à pas d’heure, pas trop d’alcool. Le genre adulte qui s’intéresse à sa propre vie. C’est ça qu’il lui inspire plutôt que l’inquiétude. Il s’étire profondément, un chat qui ne demande qu’à se rouler en boule, avant de se relever avec son dernier élan d’énergie. « Aller, dans dix minutes c’est fini, même moins ! » Bientôt le désastre sera fini, terminé, oublié, tabula rasa et ils boiront un café rassérénant.


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Elias Peppiatt


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MessageSujet: Re: i'm so sorry ► elias   Lun 19 Déc - 22:37

i'm so sorry.
ZOHAR WOODWARD & ELIAS PEPPIATT
Il le comprend. Le métier que souhaite faire Elias n'est pas des plus faciles à expliquer ou à faire comprendre aux gens. Et comme il l'a dit plus tôt, ce n'est pas tout le temps amusant d'arriver à décrypter les agissements et expressions des gens. Mais quand l'on a un but et une passion, on met tout en marche pour ne pas voir le mauvais côté des choses. C'est ainsi que le bibliothécaire fonctionne. « Mon job ne serait pas vraiment de défendre ou d'accuser, plutôt de vérifier l'état de la personne, son état psychologique et voir si elle dit ou non la vérité... Ce genre de chose. » Il hausse les épaules, se demandant s'il a vraiment bien résumé la chose. De toute façon il ne voit pas vraiment comment l'expliquer autrement et n'a pas envie d'ensevelir William sous un tas d'informations qui ne l'intéresseraient surement pas. Enfin leurs regards se croisent plus d'une demi-seconde et il remarque à quel point les yeux du brun sont beaux. Vraiment. Rien à voir avec le marron banal de son regard. Les yeux de William sont verts, tirant vers le gris et probablement le bleu en fonction de la lumière. Il retient ses mots, son but n'étant pas de mettre encore plus mal à l'aise le jeune homme et sachant à quel point ce genre de mots peuvent être mal interprétés.

Le fameux Da Vinci Code s'échappe d'entre ses mains et Elias suit son chemin des yeux quand il finit au-dessus du livre que William compte emprunter. « Je vais l’emprunter aussi, et comme ça pas besoin de réfléchir à sa place tout de suite ! » Il acquiesce d'un hochement de tête. Il n'y a pas de raison qu'il ne l'aime pas si lui l'a apprécié. Il pioche d'autres livres autour de lui, pour l'énième fois et les ranges, déblayant le sol de tout ce papier couvert d'encre. Il semble difficile de parler d'autre chose quand on est entouré de bouquins. Peut-être qu'une deuxième rencontre dans un lieu plus détendu les emmènerait à des conversations moins restreintes. « Je n'ai plus qu'a m'y mettre en rentrant ce soir. » Il sait très bien qu'écrire un livre ne se fait pas en une nuit et que s'il décidait vraiment d'écrire un bouquin ça lui prendrait du temps. Peut-être devrait-il inviter William chez lui, s'il est la muse qui lui a murmuré d'écrire un livre, il sera surement source d'inspiration. Il sourit à cette pensée quelque peu farfelue et la chasse d'un revers de main. Il doit avoir l'air fou en rire seul et à faire tous ces gestes pour lui seul. « Vous parliez d’un café . » Elias hoche la tête en sa direction.

« Je peux finir de les ranger pendant que vous préparez le café, ça vous irait ? » Il regarde autour de lui et ne peut que confirmer. « Vous êtes sûr, William ? » Malgré la sympathique proposition, il se tâte à le laisser finir seul. Question de principe, il reste le bibliothécaire après tout, même si le fouteur de trouble doit réparer ses bêtises, il se doit lui aussi de ranger son lieu de travail. Quand ce dernier propose même une cigarette, Elias se relève. Il n'a jamais touché de tabac de sa vie. Son père fume le cigare, mais c'est quelque chose qui ne l'a jamais attiré. Si l'odeur ne le dérange pas vraiment, il n'a jamais eu envie de tester. « Je vous confie donc le reste, je vais m'occuper du café et merci de la proposition, mais je ne fume pas. » C'est avec ces mots et un léger signe de tête qu'il s'éloigne de la section théologie de la bibliothèque.

Il allume la bouilloire, rince la cafetière à piston avant d'y mettre le café... On dirait un vrai chimiste, son sourire lorsqu'il respire les premières volutes de café après avoir versé l'eau bouillante dans la cafetière. Elias profite de ce que William ne soit pas encore revenue pour enregistrer les deux bouquins qu'il a emprunté et éteint ensuite l'ordinateur. Il regarde sa montre, il a tout fait en dix minutes, toujours à l'heure, même si le café aurait mérité quelques minutes de plus et il en verse dans deux tasses et en donne une au brun quand celui-ci revient vers lui. « Vous m'en direz des nouvelles. Il ne pense même pas à lui demander s'il veut du sucre comme il a l'habitude de boire le sien noir et nature. Allons prendre l'air. » Dans un sourire il l'invite à le suivre. Effectivement il sait à quel point les fumeurs aiment accompagnée d'une cigarette leur café et Elias qui respecte les règles ne compte pas vraiment le laisser fumer dedans, se doutant tout de même qu'il ne l'aurait pas fait. L'air rafraîchit ses joux et il prend une grande inspiration. « C'est agréable, après avoir passé une bonne partie de la journée enfermé. Et puis, la fraîcheur sur le visage et la chaleur du café entre les mains, j'adore ces deux sensations. » Il trempe délicatement ses lèvres dans le liquide brûlant. Ses yeux se lèvent ensuite vers le ciel sombre mais dégagé. Il fait beau et bon ce soir, un temps paisible, une météo clémente. AU moins ils ne prendront pas la pluie en rentrant. « Vous aimez ? » En reposant ses yeux sur William, il se rend compte de leur différence de taille qui était passée inaperçue lorsqu'ils étaient accroupis occupés à ranger. Il se retient tout commentaire, au final, il est plutôt rare qu'il rencontre des personnes plus grandes que lui. « J'adore le café, je suis ce vilain petit canard qui déteste le thé... Mais je crois avoir réussi à porter la bonne parole de la caféine dans mon entourage. »

Elias est un jeune homme souriant, il semble tout le temps heureux, parfois trop sérieux, mais il attire les regards par son style et ses sourires involontairement charmeurs. Il le sait et éprouve une certaine frustration fac à William qui ne veut pas se laisser aller. Il ne force pas pour autant, se dit qu'il doit avoir des raisons, ou alors qu'il est bien moins ignorant et fleur bleus que les autres. « J'aimerais beaucoup partager un autre moment avec vous. Dans un lieu moins scolaire peut-être. Quand vous aurez fini le Da Vinci Code, vous pourrez me dire ce que vous en avez pensé. » Il essaye de capter ce regard qu'il a trouvé si joli un peu plus tôt. Vraiment, il aime ses yeux et aimerait pouvoir les contempler un peu plus. C'est ce genre détail qui fascine le plus grand, avec des yeux pareils, Elias se sentirait surement moins banal et aimerait peut-être de les voir derrière sa paire de lunettes qu'il ne porte que chez lui.


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Zohar Woodward


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MessageSujet: Re: i'm so sorry ► elias   Lun 19 Déc - 22:37

I'M SO SORRY —




— ELIAS & ZOHAR
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Savoir si telle ou telle personne dit la vérité lors d’un procès ? Le pessimiste aurait tendance à penser que tout le monde ment dans de tels cas, qu’il y aura toujours des idiots pour dissimuler des choses, qu’elles soient infimes ou très importantes. Peut-être que l’humain est fait pour mentir et s’embourber dans ses mensonges. « C’est beaucoup de responsabilités. » mettons qu’il se plante, et que telle personne disait la vérité mais qu’il se retrouve enfermé ? La faute retomberait sur qui ? Ou alors, il regarde trop de séries télévisées, c’est plutôt ça. Puis il le vire, assoiffé de café, et en profite pour se détendre légèrement. Il n’y a aucun risque ici, Elias est agréable, et la fin du monde ne sera pas signée par une étagère renversée.

Dernier livre posé, aligné, il vérifie rapidement qu’il n’y a pas d’erreurs pour ne pas rajouter de travail supplémentaire à Elias, et enfin il suit le chemin du brun, direction le bureau. C’est calme, et pour une fois le silence d’un endroit ne le met pas mal à l’aise. Sans rien dire, il le regarde faire son café, un peu amusé, puis il se rapproche et accepte la tasse avec joie, laissant échapper un merci qui ressemble davantage à un murmure.  La fraîcheur en rajoute sur son sourire, il préfère de loin les mois froids même en temps que fumeur aux mains gelées. « Le mieux c’est de sortir sur le balcon en hivers avec une couette et un thé. Ou un café, dans votre cas. » C'est un de ses petits plaisirs personnel qu'il apprécie plus que tout et qui le fait se lever de bonne humeur. Les élèves et les autres professeurs ont disparu de la circulation lorsqu’ils sortent de la bibliothèque. Zohar a perdu le compte du temps, il n’est peut-être pas si tard et tous ceux-là sont plutôt à une fête, à une réunion ou à un conseil qu’il aurait loupé parce qu’il oublie de les noter. Le silence et la brise sont confortables et il s’appuie contre le mur, avalant aussitôt une gorgée brûlante qui lui arrache une grimace et un soupire. D’après ce qu’il sait, boire brûlant n’est pas une bonne idée : mais c’est tellement appréciable de sentir cette petite douleur le long de sa trachée. « La plupart des anglais n’ont pas de bon café. Ils utilisent du soluble. » C’est sûrement pour ça qu’ils préfèrent le thé. Même s’ils mettent du lait dedans. Par chance, sa mère puis Dorian l’ont habitué à déguster sans rien rajouter, et depuis il considère les suppléments comme des interventions de l’enfer (en exagérant un peu).  « Mais le votre est très bon, j’en suis surpris ! » Au pire, il aurait feint le délice ou le silence. Et l’autre s’en serait sûrement aperçu.

La différence de taille le fait grincer des dents mais il se rattrape aussitôt, effaçant la moindre gêne de son visage. Toujours le plus petit, en dessous de la courbe, les autres ont toujours l’air hautain. Alors Zohar essaye de se rendre plus grand, épaules élargies et dos droit, le regard en face ou posé sur son charmant compagnon. Il ne fait plus vraiment attention à cette mauvaise habitude de se faire passer pour moins faible, moins petit. Mais ses mots le déstabilisent, partager un autre moment ? avec lui ? C’est sans effort qu’il le fixe cette fois, essayant de percer la moquerie ou le mensonge sous ses traits. Mais il croit les percevoir à chaque détour de rue, ces horreurs, et il n’a pas envie de les imposer sur les mots d’Elias. L’étudiant baisse simplement les yeux, gêné, mais pas d’une façon franchement désagréable. « Si vous attendez que j’ai fini le Da Vinci Code pour avoir mon avis et qu’on se revoit, ça risque de durer un moment ! » Phrase maladroite et il s’arrache une peau gênante sur ses lèvres du bout des dents, un léger soubresaut de stress. Ce n’est pas ce qu’il voulait dire. Enfin, pas vraiment. Mais la phrase reste vraie, il mettra sans doute des mois avant d’entamer le livre – parce qu’il en a une dizaine de retard et qu’il oubliera de le rendre. La chaleur de la tasse est agréable dans sa main, et la fumée qui l’englobe se charge de l’apaiser entièrement. Une fois le tube allumé, il s’éloigne de deux pas pour ne pas l’enfumer, un souvenir de sa sœur chargée de hurler dès qu’elle commence à sentir le tabac. « Vous me rappellerez sûrement mon retard avant que je ne le commence, d’ailleurs. » Son cerveau bouillonne, Zohar ne veut pas donner l’impression d’un refus. « Mais je peux prendre votre numéro, pour vous tenir au courant de l’avancée ! S’il y en a une. » C’est stupide, mais l’idée de devoir envoyer un message pour dire qu’il a commencé le livre à celui qui l’a conseillé l’emballe outre-mesure. Ça pourrait le motiver à le mettre sur le dessus de sa pile loisirs, voir même avant ceux étiquetés thèse, comme un gamin qui range sa chambre simplement pour la montrer à ses parents.

Devant eux, un groupe de jeunes femmes traverse la place et il fronce les sourcils, persuadé que l’une d’elle ressemble beaucoup à Lizbeth. Sauf qu’elle n’est pas à l’université et qu’elle est probablement en train de bosser ou chez Dorian. Qui n’est pas en grande forme ces derniers temps. Ses lèvres se tordent en grimace fugace et il écrase sa cigarette dans le cendrier, il doit rentrer prendre des nouvelles. Manquerait plus que leur père se retrouve à l’hôpital et que Liz ne puisse pas l’alerter. L’idée même lui donne envie de se rouler en boule dans le coin d’une pièce et de ne plus jamais en bouger. « Désolé de vous embêter de nouveau, mais pouvez-vous me donner l’heure ? » Un jour il s’achètera une montre. Mais le ciel lui donne une assez bonne idée de l’heure actuelle et il soupire avant de vider sa tasse de café d’une traite. Rentrer prendre des nouvelles. « Je vais sûrement devoir vous laisser bientôt. Au moins, nous avons fini de ranger ! » Un grand sourire lorsqu’il le regarde – plus les minutes se dissipent, moins il a du mal à le faire, c’est bon signe. « Et je me rattraperais quand même pour le désordre. Je trouverai une façon. » Il a une petite idée stupide, s’il se met à écrire il pourrait lui offrir un carnet parfait ? Un carnet pour avoir balancé un tremblement de terre en plein milieu de sa bibliothèque, ça serait pas mal non ?  Ou un de ces stylos de très bonne qualité qui glissent sur les feuilles. Il s’emballe alors qu’il est un des seuls idiots à encore préférer un carnet à un ordinateur alors que la praticité n’est plus à nier.

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Elias Peppiatt


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MessageSujet: Re: i'm so sorry ► elias   Mer 21 Déc - 0:53

i'm so sorry.
ZOHAR WOODWARD & ELIAS PEPPIATT
L'idée de s'emmitoufler dans une couette sur son balcon est intéressante et ça ne peut qu'être agréable, mais maniaque comme il est, Elias aurait peur de salir sa couverture ou de renverser son café dessus. Le genre de petits tracas qui n'importe que lui. L'idée du café soluble quant à elle le fait grimacer. Quelle horreur que de boire ce poison qu'est le café soluble. De plus la plupart sont trop chers pour un goût plus qu’exécrable. C'est une chose que l'on ne trouvera jamais chez lui. Quand il complimente son café, il ne peut que sourire. « merci. » Il se réjouit de petits compliments, de petites choses, ça lui rend la vie bien plus belle.

Les conventions humaines font d'Élias un personnage particulier. Un personnage tout court. Sa façon de parler, de s'adresser aux autres, de dire ce qu'il pense tout en vous fixant droit dans les yeux. « Si vous attendez que j’ai fini le Da Vinci Code pour avoir mon avis et qu’on se revoit, ça risque de durer un moment ! » L'on nous a créé avec des yeux, qu'il aime rappeler, c'est pour regarder et il n'y a rien de plus impolis que de ne pas regarder la personne à laquelle on s'adresse. Bien sûr il a dû s'adapter aux réactions des gens et la surprise qu'il lit sur le visage de William ne le surprend en rien. « Je ne souhaite pas non plus vous imposer ma présence, je vous laisserais ma carte et si vous ressentez le désir partagé vos impressions sur ce livre avec moi, vous n'aurez qu'à m'appeler. » de plus sa patience est sans limite, c'est souvent le cas quand après des années d'études et des louanges on attend encore le travail de ses rêves. Tout en buvant une nouvelle gorgée de café il observe le mouvement de recul que fait le brun en allumant sa cigarette. La fumée ne le dérange pas tant, mais il apprécie le geste. Les gens respectueux et éduqués se font rares de nos jours. « Vous me rappellerez sûrement mon retard avant que je ne le commence, d’ailleurs. » Chose qu'il comprend. Elias se doute qu'il doit avoir pas mal de livres à lire avant pour ses recherches et ses cours... « Mais je peux prendre votre numéro, pour vous tenir au courant de l’avancée ! S’il y en a une. » Il acquiesce d'un mouvement de tête.

Le temps passe, trop vite peut-être, malgré le léger accident commis par William, le bibliothécaire a apprécié de passer ce moment avec lui. Leur conversation fut plus qu'agréable et ces moments de sociabilités se font parfois rares pour lui. Ses amis se marient, ont des enfants, des horaires différentes, il devient difficile de les voir autant qu'il ne l'aimerait pas. « Désolé de vous embêter de nouveau, mais pouvez-vous me donner l’heure ? » Il jette un coup d’œil à sa montre avant de lui répondre et de finir son café. Personne ne l'attend à la maison, alors en soit, peu importe de l'heure à laquelle il rentrera. William lui n'a pas l'air de vivre seul s'il doit rentrer. Peut-être qu'il est attendu, peut-être qu'Élias l'a retenue trop longtemps. « J'espère ne pas vous avoir mis en retard si vous aviez quoi que ce soit de prévu. Un peu gêné il hausse les épaules. Je vais chercher mes affaires et fermer la bibliothèque. » Il lui récupère aussi les deux tasses et en quelques minutes revient avec son sac sur l'épaule. Il plonge la bibliothèque dans le noir, verrouille la porte et se tourne vers William.« Je suis garé sur le parking de l'université, je peux vous raccompagner chez vous si vous le souhaitez. Il commence à se faire tard, mais nous savons bien que les transports seront bondés dans tous les cas. »

William accepte et les deux hommes prennent donc la direction du parking. Sur le chemin ils échangent leurs numéros pour pouvoir se contacter quand le moment viendra. Il lui donne aussi son adresse, le but étant de le ramener à bon port. Le trajet se passe sans encombre, ils échangent quelques bribes de discussions, essayant d'en apprendre plus l'un sur l'autre. Elias n'est pas dupe et se rend compte du malaise de son passager, il faudra surement un peu de temps avant qu'il ne lui fasse confiance, ce qui est réciproque. Quand il le dépose en bas de chez lui, il ne manque pas de lui rappeler. « Appelez-moi ! Si vous ne le faite par c'est moi qui le ferais de toute façon. Bonne soirée, à bientôt William. »


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