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 have you in my wilderness

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Mohn


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MessageSujet: have you in my wilderness   Dim 22 Mai - 14:32

zombieland
Les murs vrombissent sous les rugissements des créatures. « Gr. » Un râle, et elle s'empresse d'attacher ses cheveux en masse informe à l'arrière du crâne. Ces choses ne peuvent pas rentrer, mais ils lui tapent sur le système à gueuler contre ça, à lacérer la bâtisse de leurs ongles écorchés. « Come on, we have to go ! » Un nouveau râle et elle hurle à son tour, de toutes façons ils sont déjà repérés. Il va falloir bouger, les morts s'empilent dans ce vieil immeuble. Personne ne sait ce qui se passe, tout a démarré il y a quelques jours dans la plus grande discrétion. Les premiers morts étranges, les alertes radios, et puis le monde s'est foutu en transe en quelques minutes, tout s'est effondré. Depuis, ils ne cessent tous de courir. Le miroir lui renvoie son image ; épuisée. Une cicatrice lui barre le ventre, vestige d'une grossesse jamais menée à terme. « Fuck off, I'm coming. » Son groupe ; des voisins, des amis, des trucs non-mordus ramassés à la pelle sans se poser plus de questions. Ni soldats, ni brigands, ils n'étaient que trois à avoir des armes à feu, et seule à savoir s'en servir. Aucun ne sait se battre sans sortir les poings, talent inutile.  Elle sort en fracas, le couteau à la main, l'arme accrochée à la cuisse, on la rabroue. « I've to go back to the city, my best friend's still there. And : No. I'm not leaving him behind. » Les yeux clos, elle compte les trois secondes nécessaires aux autres pour réagir, et c'est l'éclat, certains gueulent que non, ils ne retourneront pas là-bas, que c'est du suicide, et que Charlie est certainement mort à l'heure qu'il est. S'il est mort, elle crèvera en le recherchant, elle l'a suffisamment abandonné depuis leur enfance, et plus jamais elle ne fera cette erreur. Ils parlent, beaucoup trop, ils n'arrêtent jamais et les monstres s'amassent un peu plus contre la porte. « SHUT UP. » Elle arme le Glock, les faisant enfin taire, et remet en place une mèche en travers des yeux. « I don't care if you're coming with me. I know how to use a gun and a knife, and you don't. These guys - » Elle pointe de la crosse les deux autres types armés, « ...know how to kill someone. But they don't how to shoot something in the head. » Ils savent qu'elle a raison, sans en comprendre la raison. Depuis qu'elle a fuit, elle n'a pas énoncé son passif de soldat secret à grand monde. Bonjour, je suis Mohn et j'ai fait parti de la CIA depuis mes dix-huit ans, ce n'est pas forcément la meilleure forme d'approche. Ils l'ont vu perchée sur un toit, armée d'un sniper, à dégommer les zombies s'approchant d'eux, et depuis ils ne lui ont plus lâché la grappe. Bien sûr qu'ils l'avaient suivi ces idiots. Comme si elle leur laissait le choix. Les deux armes l'avaient rejoint aussitôt, et les inutiles avaient suivi l'initiative. En quelques heures, les sacs à dos étaient de nouveau rempli, les bouteilles d'eau pleines, et les zombies amassés devant la porte venaient de se faire dégommer. Le sniper accroché à l'épaule, et le Glock à la ceinture, elle préfère de loin s'armer d'un couteau. Pas question de gaspiller des balles, et ils avaient tous comprit cette règle. Balancée chef de survie, elle se devait de donner l'exemple. Et quel exemple ? Elle en avait pleuré au petit matin, quand la fièvre avait décimé un des enfants et qu'il avait fallu l'achever sous les yeux de ses parents. Ils ne l'interrogent pas sur ses bras à cicatrices, sur sa gorge mais ils ne peuvent passer à côté. Ils ne veulent pas savoir. Là, elle est forte, elle l'a toujours été. « Let's find some cars. » La plupart des routes sont bondées de voitures abandonnées par les gens terrifiés, mais ils parviendront à s'avancer de quelques kilomètres.

La ville est immense. Comment peut-elle le retrouver là-dedans ? La sueur lui colle à la peau, aux cheveux, la fatigue s'amasse à mesure que le chargeur grimace. Et là. Des cheveux blonds, un type armé, elle le voit dans ce cadre de fenêtre. Elle rêve pas, hein ? Elle ne peut pas se permettre ça. Le cœur balance, et merde, tant pis si ce n'est pas lui. « CHARLIE. » Elle gueule, sans être sûre qu'il ne puisse l'entendre. Tant pis pour les monstres, d'un geste de la main elle indique aux autres le chemin. Ils courent, tous, et cette fois personne ne meurt. Pas une morsure, une griffure : un miracle. Ses mains s'égratignent contre la porte de l'immeuble, hargneuse, et elle finit par céder sous les assauts de Mohn et Paul. Ascenseur en vrac, et de là où ils sont ils peuvent entendre les zombies entassés dans les escaliers. Rien ne l'empêchera de rejoindre Charlie. « One to each side of the door.  Let's take them one by one. » Quand ils ouvrent, plusieurs zombies parviennent à rentrer avant qu'ils ne puissent refermer. De longues minutes, voir des heures où il se relèguent pour cet infâme carnage. Enfin l'accès libre. Et elle tombe, Mohn, la fatigue, la faim peut-être,les râles des bêtes se promènent dans ses pensées qu'elle exècre. Ses parents lui ont toujours dit d'aller vers la lumière si elle venait à mourir, mais elle ne meurt pas vraiment aujourd'hui. Elle a cru mourir tant de fois. Le jour où elle a pointé son arme sur son boss, ce jour où elle a tué pour la première fois, ce jour où « il » est apparu avec ses manières et son sourire cruel, ce jour où son cœur s'est empalé sur les gravats d'amour. Ce jour où on lui a annoncé d'une mine grise que jamais ces deux choses ne verraient le jour par sa faute. Alors elle ne veut pas mourir aujourd'hui, pas quand elle trouve enfin son dernier point d'ancrage avant la déchéance. Pas avant de retrouver son autre. Elle est putain de faible, loque humaine qui joue aux petits soldats de plombs. « Come on, don't die on me girl. » Paul l'a rattrapé avant qu'elle ne sombre, et elle se met à rire, un rire triste. « You look like Tobias. I didn't really like him that much, you know ? » Puis le noir et le silence.
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Charlie Rutherford


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MessageSujet: Re: have you in my wilderness   Dim 22 Mai - 14:33


The world is completely fucked up. One day you're just lingering around the pool, sipping coktails and getting a tan ; life's fucking good. And the next day you find yourself in a fucking locked room surrounded by bloody stinky corpses with missing parts, you're covered in blood and you've got guts around your neck because you thought it'd be a brilliant idea. I don't know what I used on Monday to be so radically out of tune with my atmosphere but it must have been fucking strong because nothing makes sense. It seems that everything is just strengthened. Okay, I live in a fucked up neighbourhood and my building is filled with crackheads, but I never thought I'd end up literally cracking their heads up. The worst thing is that I find it funny, I keep laughing for nothing and when I plundge my knife into the brain of one of those fucking creatures I start laughing all the more. We should have seen it coming, they kept making adaptations of bestsellers with fucking zombies in it : look what happened to Jane Austen. Well, I guess we never take things seriously and when we end up with a fucking undead body in a room we're like 'oh damn, you're really trying to rip my flesh off buddy ?', fucking downer.

My eyes wander around the room and I scan the faces of the bodies scattered across the floor, the middle of their forehead ornamented with beautiful red badges of courage of my making. I have to say it was kind of weird to pierce the head of the cleaning lady with a cooking knife but hey, I guess we now have to get used to everything. I'm not happy about killing my neighbour though, I always hoped he'd turn out to be gay and I'd get an opportunity to bang him. I'm not into necrophilia so I guess I can give up on him as well. Anyway, I don't wanna rot here, but I'm not really looking forward to leaving this place. I hear them roaring outside the door. I thought that yapping dogs made the worst noise, but zombies are fucking runner up in this twisted competition.

I want to be well prepared and it could be great to start packing, so I grab the stunning prada bag I stole a week ago and start going around the room for useful stuff. I start with my weed because I don't wanna go through a zombie apocalpyse if I'm not stoned. I pack so cool clothes, not the most convenient but I look hot in them ; if I have to die I want it to be like a queen's death. I take that opportunity to put on some other clothes, I literally smell like death. Then I put a whole lot of pens and papers in my bag because I'm sure zombie killing will dramatically develop my creativity. My bag is already quite heavy but I add all the potluck weapons I find, my hand firmly wrapped around that pretty butcher's knife. My friends used to make fun of me because of it – 'Charlie, you're going to kill someone or something ?' – well guess what guys, I am.

Now I feel prepared, the room is fucking locked so I take three steps back and rush towards it like a fucking boulder. I end up on the floor and I look around. Goddamn. There are like ten of them. I do not hesitate, I just give myself a second to realize that I'm not fucking afraid – I am fucking nuts. My hands move like crazy and I try to hit everything within my reach, trying to focus on that special spot on the head, the only place which annihilates them when penetrated deeply enough. The sound of the knife going through it is weird but I do not feel nauseous as I expected I would. It's fucking impressive how easily you can get used to killing in times of need. I clean my surroundings and I rush into my hot neighbour's flat – he deals drugs and I'm sure I'm going to find a fucking treasure there. And there it is, that fucking graal, a whole fuck lot of weed waiting for me. I put it all in my bag when I hear her screaming my name. I run to the window and see her pretty readhead face disappearing from view. I start screaming her name as well, I knew I'd find her but I didn't expect her so soon – that girl always find ways to impress me.

One thing I noticed : those things are fucking slow. I'm a quite a runner. So if I run for my life like a crazy ass I think I can manage to avoid them and get to her without getting bitten. So I do it, backpacked and knife in hand, running like a madman with bulging eyes round the building and hitting everything that gets in my way. I'm pretty sure we're going to do a lot of running now, a whole new life awaits us and I'm half excited, half pissed because I like to sit on my lazy ass all day.  I run down stairs, through corridors, I even try to push the elevator's buttons even though I know it's useless. And then I see her, lying on the floor and I start shouting : « What have you done to her fucking dick heads ?! ». I'm fucking pissed, one does not hurt my fucking baby without getting punch in the fucking face. So that's what I do, hit them one by one with my fist, as hard as I can. « Get out of my fucking way, stupid pieces of shit ». One of them tries to explain that she collapsed but I don't fucking care because all I see is Mohn lying there and people looking helpless around her. I give her a fucking slap and she does not wake up so I lift her, and I start running. « Either you follow me or you die, I don't care actually ». I rush out of the building and keep running until I found a place without dead bodies roaming around. They followed me, obviously. When that safe haven is found I put her down again and start screaming out her name. I kneel next to her and she does not respond so I slap her again, once, then another time with all my strength. I scream : « Bitch, if you don't wake up I'm going to fucking kill you. » Then I add « Stop looking at me like this you all. 
»


Dernière édition par Charlie Rutherford le Mer 25 Mai - 1:49, édité 1 fois
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Mohn


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MessageSujet: Re: have you in my wilderness   Mar 24 Mai - 19:01

zombieland
Les râles parviennent à ses oreilles, ou peut-être est-ce un rêve qui prend le chemin de ses pensées. Le cerveau qui claque, qui craque, qui abandonne face à tant de démons, qui lui fait croire qu'ils sont encore partout. Très vite, les mains de Paul sont remplacées par les griffes affreuses de ces monstres, ils sont tout autour d'elle à vouloir la dévorer, ils la dévorent, leurs dents noires plongent au creux de sa chair pour en racler la moindre parcelle sur chacun de ses os, les siennes raclent, déchiquettent sa langue, mer sanguine pour la noyer. Il ne restera d'elle que des os dans les bras de Paul, les monstres vont se satisfaire, ils ne vont rien laisser, préférant se pourlécher les babines que de s'attaquer aux autres, offrant une utilité à Mohn, elle ne sera plus ce fardeau inutile et démembré. Un râle qui ressemble à son nom, et de nouvelles griffes sur elle, des griffes qui la soulèvent et la transportent, ils veulent l'emmener dans leur nid, peut-être feront-ils d'elle la reine des morts-vivants, présents pour un nouvel ordre naturel des choses. La fièvre fracasse sa peau, caresse ses lèvres, sous ses paupières ses yeux tressautent, agités par le cauchemar et la terreur. Elle s'est perdue dans un rêve.

Elle n'entend pas la voix de Charlie, la cloche du sauveur ne daigne pas retentir à ses oreilles. Sa peau reste coincée entre les griffes monstrueuses et sa peau se défait sous leurs ongles, ils vont avoir raison d'elle. Les marcheurs prennent l'apparence de ces deux créatures perdues, mortes en étant à peine nées pour venir dévorer les entrailles inhospitalières, inutiles, infertiles. Une gifle qui a l'effet de l'air pur dans le corps d'un noyé. Des cheveux blonds. Charlie. Elle n'est pas morte ni dévorée. « Slap me one more time and I cut your fucking hand you fucking idiot. » C'est avec les bras jetés autour de sa nuque qu'elle lui murmure ça, c'est avec les larmes envahissant les jours qu'elle l'agrippe, oh mon dieu elle l'a enfin retrouvé, il est vivant, il est là, dans ses bras, il n'a pas disparu pendant des années, elle ne l'a pas oublié, ils sont réunis tous les deux, pour le meilleur comme pour le pire de l'univers. Mohn s'en branle d'avoir les joues écarlates sous les gifles. L'univers peut bien s'effondrer, brûler, qu'importe, ils se sont retrouvés. Que l'univers crève, elle le tient contre lui.

Les minutes défilent, les secondes pour qu'elle comprenne que tout ceci n'était qu'un putain de cauchemar. Puis ses bras se délient et elle s'asseoit, elle n'arrive pas à poser ses yeux ailleurs que sur lui, pour vérifier qu'il est bien là, bien présent. La question la plus importante du monde fuse d'entre ses lèvres défoncées, de sa bouche peinturlurée de sang. « Tell me you got some weed. » Les vieilles habitudes refoulées pendant trop d'années, les soirées passées à fumer dans le train abandonné, en compagnie de tous les paumés qu'ils pouvaient croiser. Des heures en apnée dans la fumée doucereuse, à se raconter la terre et l'univers. Le temps qui défilait dans le van, à la lueur des étoiles voilées. Un truc pour l'ancrer à la réalité. Elle n'a pas envie de savoir comment il a survécu, pas tout de suite, quand ils seront en sécurité avec des joints calés entre les doigts, au beau milieu de la nuit. Pour faire semblant que tout est encore normal. Qu'ils n'ont jamais eu à défoncer des crânes pourris à grand coup de machette, qu'ils n'ont jamais eu à achever leurs alliés d'une balle dans la tête.

Mohn ne demande que ça, elle ne pense qu'à ça, un foutu joint. Puis les autres s'approchent, un peu craintif, est-ce qu'il a fait son Charlie avec eux ? Un sourire menteur sur les lèvres, elle est épuisée, elle donnerait tout pour dormir quelques années. « Are we safe ? » Paul hoche la tête, et indique du menton Charlie. Les présentations seraient de mise, mais elle hésite. C'est fatiguant. Qu'ils devinent, qu'ils comprennent, ils doivent bien savoir. La sensation dégueulasse d'avoir encore les dents d'un monstre accroché à son bras. Autant s'y mettre, ce sera rapide. « This is Charlie. The best friend I told you about. An idiot. » C'est bien trop réducteur de parler de meilleur ami. C'est bien plus que ça. L'âme pour qui elle aurait détruit la faucheuse elle-même plutôt que de mourir. Du plus profond des enfers, elle pourrait casser la gueule des démons pour lui. Mais avant de s'asseoir, avant de pouvoir communiquer, il faut reprendre le rôle qu'ils lui ont attribué. « I think there are empty houses behind us. Let's go. » Elle s'appuie sur l'épaule de Charlie pour se relever, fatiguée, chancelante, elle crève la dalle, mais ils doivent se poser à l'abri quelque part. Un léger coup de pied dans le tibia de son meilleur ami, « Come on, move your ass. » L'effusion sentimentale ne la bouffe pas, elle n'en a pas le temps, elle se noiera dans ses larmes quand ils seront posés. « Where's your weapon ? You were alone ?»
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Charlie Rutherford


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MessageSujet: Re: have you in my wilderness   Mer 25 Mai - 1:41


I have the same feeling as when I used to perform on stage when I was young. All those eyes fixed upon me, observing every inch of my skin. I used to devote my whole life to the poetry of my body, trying to move my limbs in a musical way, following each sound with a twitch of the muscle. People give too little consideration to Arts, focus on mundane things, worry about bills – payments, always payments. I do not want to say that we are not equal to animals. To my mind, each and every single species deserve to be treated with the exact same care. But we aren't animals – we've got the Arts. Therefore, I always have been fascinated with the way people ignore the beauties we can make out of nothing, how we can flower a void with our voices, our hands, our whole. That is the exact thing that creates a difference and, in an egotistic mindset, that creates a form of superiority. Giving no shit about art is behaving like an animal. Most of the time, these people, who reject the ones gifted with an artistic spirit – they are the one praising our superiority as a species. I'm sure those people are all dead now, returned to dust, their superiority profoundly thrust up their asses. Now they are going to say that Art is dead, but Art always finds it way back, even in the most hideous conditions. Art will always live.

Now I've got Art right before, shaped as a human being. She stuns me and makes my soul linger on the concepts of beauty. She's a heaven, ornamented with features that would agitate the numbest spirit. I haven't seen her in a while – I feel like we are always separated by many lives, but we'll endlessly build bridges to get back to each other. We're two parts of the same atom, floating in a tumultuous universe but dramatically linked. She's always in my orbit, wild satellite whose laws are to never drift apart, guided by nature – – to me.

Okay right, I gave her a little slap. Those guys might have been shocked because in their eyes it might have looked like a sucker punch, but they don't know us. If I break her ribs, she'll break mine and we'll go to the hospital hand in hand. Or we won't and smoke it away. I can't help but laugh when she wakes up, bitchy until the end. 'Girl, we both know I masturbate twice a day – if you wanna cut somethin', cut my leg'. I lick her cheek just to fuck with her and I get away. The little remark about the weed makes me smile – good girl. I make my Charlie eyes and open my bag, the delightful smell circling us. We've got weed for a month in it, but I can't bare the idea of running out so I might pay a little visit to the dead crackhead's apartment when everybody will be asleep to get a refill. I love her – she was dead a minute ago and now she's up and moving. She's restless. I'm sure she'll even come up with a plan when she'll enter the death tunnel, that immortal bitch. 'Calm your tits babe, you remind of my mom. And you don't wanna remind me of dat bitch.' But I follow the move anyway – even though I can't help but contradict every word she says, she's the smartest bitch in town and if it were just me I'd just sit down and smoke a spliff right now. I'd like to try and make a walker smoke someday, just to see.

'I see you've been working on dat thigh gap, being surrounded with creepy dead people suits you. The end of times should have come sooner!'. I hold my knife firmly, these things can come out of anywhere. Or maybe I'll use it on that creepy old guy if I catch him looking at her ass. She tells me to move my ass so I do it, I look at her in a playful way and start running. I don't know which way to go and I get out of breath quite quickly. So I stop and look behind me; I add 'Well fuck, I guess I shouldn't be so fucking lazy.' Now we reach the houses but they're barred by wire fence. I look in my bag and guess what: I'm that type of guys in films who always have the right things to go through obstacles and who gets laughs at because the scenarists are definitely lazy as fuck. I take my pliers out of it and cut a passage to get through it. I rush on the front door and end up on the floor just like I did when leaving my apartment and I scream 'NO FUCKING DOOR RESISTS TO CHARLIE RUTHERFORD!' and I smile in a dumb way with my head bowed down on the dusty linoleum.
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Charlie Rutherford


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MessageSujet: Re: have you in my wilderness   Mer 8 Mar - 13:10

You fucking kitchen counter. I used to look at you in a wifey way, thinking of all the stuff that I'd find in you, the merry cooking stuff that would please my husband's tongue now that my vagina no longer excites his senses. I started bribing him with tarts and cakes and fucking soufflés, nothing tasting good enough to make him want me back. I know I speak nonsense but I can't help it - call it post-traumatic choc or something. Some people emotionally die when shit happens, they turn their life leadlighty light switch -- off mode. I don't do that: I speak shit, I laugh hysterically, and then I die. One thing at a time. I've thought about that counter before. Sometimes in dreams it would appear and that housewife mind-fucking-set of mind would turn it into a topsy-turvy weird shitty dream. I would end up, just as I am now, in that counter.
But I wouldn't be alive and breathing in it, rather scattered in little pieces -- on ear there, my eye next to my bleeding feet. Ludmilla -- wifey in fleshy scattered glass. Broken ballerina in a splash of guts. Guess I was never the one supposed to end up like this. He did.
I've always been very sentimental. The shrink he made me see told me I had a cathartic syndrome, like I was some kind of greek bitch crying over her brother not being buried properly. I know I overreact most of time, I can be a little extra. Sorry for having been completely hysterical when he punched me and I couldn't hide that immense bruise on my eye. Black eye they call it -- sorry but mine was green. I did not hate it for that, I must have had it coming. Maybe my soufflé was not souffléd enough, or maybe he was mad at the fact that my belly was not yet flat. But hey, I was the one squeezing a baby out of my pussy -- I would have loved to see his butthole if he'd been the one doing the job. No, no. Men are just gardeners: they dig,  till, plow you. Once the seed is inserted they expect you to be hot 'MILF' pregnant fantasy. They don't think about almost-exploding boobs and bulging belly.  They think it's so fucking easy.
I'd say he had it coming. He gave the baby out to his mom -- 'the countryside is much safer honey, we'll come back and take it when it gets safe again'. Take it. Like it's some puppet you can play with. He just used this kid to shag whores, no doubt. Use the wifey and shag the hot teens after that. I could have freaked out when the dead thing started for him, could have grabbed the kitchen knife (after all kitchen knives are my things, ain't they?), and helped the shit out of him. Don't fuck up with a loving wife, especially if she's a mom. But now, I watched him, mimed shock and helplessness. But I was not. I loved it when the thing ate his brains out. I think if I had had to stay with him a week more I'd have done it myself. He cried 'Baby help me!' as if I was some kind of kid. Fucker - babies can't help, they can't fucking walk -- here I was being a baby, watching my husband get eaten and wishing I could taste the shit out of his flesh.
Maybe it was bad calculations though. I could have pretended I was so infatuated with him, so madly in love and helped him out. Or even cried as he got bitten. He could have helped me out of the flat. But fuck hey, I'd rather die than trying my survival skills by his sides. So now I'n stuck in the counter, complete, and there's no way I can get out. The kitchen knife is in my hand. I try to picture the way they do those things in movies, how they jump out of closets and plunge knives into the brains of the bad guys. Shall I do it? I hate the word shall - so fucking uncertain and shy.
But then I hear a guy come in. Loud noises, screams, flesh being pierced. A girl as well, aggressive in her tone, a certain fierceness in her voice. It lasts for five minutes. I'm not really scared. I've always thought I'd rather e killed by humans than animals or something, at least they'd understand it if I said 'fuck off you hoe' before I died. My last words need to contain the word fuck. The guy speaks out 'Is anyone here?'. They might be bitches here to kill me, but my body can't help but answer for me with a weird squeak. I then have to add 'I'm in the cupboard. They killed my husband.'
The guy gets me out. I look at his face and he welcomes me in his arm with a smile. I feel like a rescued damsel. I'd usually hate that but there's something in his gesture, in the firm hold of his arms, that make me want to keep that head of mine against his chest for a while. First step is hysteria, then comes laughter, then break down. I'm fucking crying. I can't explain, I can't understand. Cathartic bitch they used to say? Cathartic indeed. Here I am, crying in the arms of my literal saviour. And it's a fucking loud cry -- first tears I shed since I got married.
'Thank you.'
He looks at me kindly and says 'want a joint?'
'Oh fuck yeah,' I answer.
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